Sams’K Le Jah : « Ce ne sont pas ces menaces-là qui vont nous ramollir »

Au lendemain de leur protestation contre la liberté provisoire accordée à Djibrill Bassolé, des leaders du Balai citoyen dont Smockey et Sam’s K Le Jah avaient annoncé faire l’objet de menaces. Au-delà de leur propre personne, Smockey, par ailleurs artiste-musicien annonçait le vendredi 13 octobre 2017 que  « la stabilité interne du pays même (est) susceptible

Affaire députés démissionnaires de l’UPC : Les groupes parlementaires de la majorité réagissent

Ceci est une déclaration des groupes parlementaires de la majorité présidentielle sur l’affaire de la démission des députés de l’UPC. L’actualité politique nationale est marquée  ces derniers temps par une crise au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC)  qui implique aussi bien le groupe parlementaire, les instances dirigeantes du parti que

Burkina : La migration mixte au cœur des échanges

La traite, les trafics de tout genre, les dangers liés au désert et à la mer sont entre autres risques auxquels de nombreux Africains s’exposent en migrant à la recherche du mieux-être ou pour  sauver leurs vies. Le phénomène prend de l’ampleur et le Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) au Burkina tire la sonnette d’alarme en

Quand la libération de Djibrill BASSOLE créé la psychose

Le mardi 10 octobre 2017, le président de la chambre de contrôle près le tribunal militaire a accordé la liberté provisoire au Général BASSOLE détenu depuis plus de deux ans à la MACA. À l'annonce de cette mise en liberté provisoire, le gouvernement burkinabè par le truchement du ministre de la justice s'est dit étonné et n'a pas souhaité faire de commentaire à ce sujet prétextant respecter l'indépendance de la justice.

Mais la suite des évènements le mercredi 11 va révéler aux yeux de l'opinion nationale que les autorités politiques ne respectent l'indépendance de la justice que dans les déclarations. C'est avec la plus absolue consternation que nous avons assisté à l'immixtion flagrante de l'exécutif pour influencer la décision du président de la chambre de contrôle. Cet acte est un désaveu du pacte pour le renouveau de la justice qui est un acquis âprement mérité à l'issue de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Ces agissements confirment davantage ce que les proches du Général ont toujours dénoncé à savoir : Djibrill BASSOLE est un prisonnier politique.

Les manigances de l'exécutif qui ont concouru à ce que l'on place l'ancien ministre des Affaires étrangères en résidence surveillée contrastent avec les raisons humanitaire et administrative avancées par le président de la chambre de contrôle. Une fois l'assignation de mise en résidence surveillée accordée, le Général BASSOLE a été enlevé de force par les autorités. Il sera conduit dans un lieu tenu secret laissant sa famille et ses proches dans la terreur totale pendant près de 12 heures. Cette prise en otage constitue une séquestration d'un prévenu qui a légalement obtenu une liberté provisoire pour des raisons de santé. Ce traitement inhumain de la part de dictateurs maquillés en démocrates qui foulent au pied les lois de la République est un signe qui ne présage rien de bon pour l'avenir de notre chère patrie. Cet acharnement contre la personne de Djibrill BASSOLE est manifestement personnel et n'a pas de corollaire avec le coup d'État manqué du 16 septembre 2015.

C'est avec la même consternation que l'on a observé les manifestions illégales de pseudo organisations de veille citoyenne acquis à la cause de politiciens véreux pour exiger de la justice militaire, l'annulation de la décision de mise en liberté provisoire de BASSOLE. Ces organisations qui font du malheur des uns leur fonds de commerce ont, une fois de plus prouver qu'ils ne se soucient pas des valeurs qu'ils prétendent défendre vaille que vaille à savoir : le respect des droits humains fondamentaux, la lutte contre la corruption, la lutte pour une justice et une équité effective et la lutte contre l'impunité.
En quoi la mise en liberté provisoire de l'ancien ministre des Affaires étrangères est contraire avec le besoin de rendre justice aux victimes du putsch manqué ? Foi du ministre de la justice, l'instruction du dossier est terminée et les audiences de confirmation de charge et de mise en accusation sont prévues pour le 24 octobre. En plus, le juge a justifié sa décision en précisant qu'au regard des informations sanitaires en sa possession, le prévenu peut recouvrer une liberté provisoire pour se soigner convenablement.

Pourquoi de telles agitations ?

Pourquoi vouloir à tout prix voir Djibrill BASSOLE privé de sa liberté même avec son état de santé dégradé ?

Pour ce qui concerne les partisans du parti au pouvoir, leur réaction aux antipodes de la démocratie est compréhensible au regard de leur échec lamentable dans la gouvernance socioéconomique et de leur manque d'initiative pour assurer la sécurité à l'ensemble des populations. Voir un adversaire politique avec des états de service extraordinaires comme Djibrill BASSOLE faire son retour dans l'arène politique, constitue un tournant fâcheux pour leurs ambitions électoralistes de 2020. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont travaillé durement en usant de toutes les combines et de toutes les malversations pour l'écarter de la course à l'élection présidentielle en 2015.

Quant aux OSC, j'ai de toutes mes forces voulu comprendre leurs agitations mais sans y parvenir. Vous voulez que justice soit rendue aux victimes du putsch manqué et bien les proches de BASSOLE aussi. Parce que demander que l'on juge BASSOLE, c'est demander la justice pour tous les victimes et la manifestation de la vérité sur les évènements qui ont concouru au putsch, l'identification des commanditaires et des exécutants et leur condamnation. À moins que vous ayez déjà fait votre verdict avant le procès ; dans ce sens également cela constitue votre opinion personnelle et rien de plus. Interpeller au contraire la justice militaire à s'activer mais dans le strict respect du droit, à créer des conditions pour un procès équitable et impartial dans les meilleurs délais.

Pour emprunter l'expression de l'autre, si vous avez "dîné avec le diable" et avez peur des répercussions, il est temps de faire votre mea culpa et de vous mettre à la disposition de la justice afin qu'elle statue sur vos forfaits conformément à la loi. De toutes les façons, aucune vérité ne peut être étouffée éternellement. Vous comprendrez que la vaillante jeunesse n'est pas dupe et sait identifier et prioriser les luttes. C'est bien dommage de ne pas savoir que les Burkinabè ne sont pas une bande de « masculins au féminin » comme vous le prétendez mais plutôt des hommes conscients. Il est impératif pour vous de travailler à recouvrer votre intégrité et votre dignité en essayant dans gagner votre pain à la sueur du front et non et vendant la mémoire des martyrs.

C'est le lieu pour moi d'interpeller vivement les parents des victimes du putsch manqué à se démarquer des "organisations de vautours" dont la seule ambition véritable est d'utiliser la mémoire des victimes pour se faire des sous. La meilleure façon d'exiger la justice n'est pas de contester une décision judiciaire de procédure mais plutôt encourager la justice à aller vite et bien au procès afin d'apaiser votre peine. Ne les laisser pas vous affliger des souffrances autres que ce que vous endurés péniblement déjà !

Marius YOUGBARE
mariusyougbare@gmail.com

Le CBEN veut vaincre la révolution numérique au Burkina

Les activités du Centre burkinabè pour l’économie numérique (CBEN) ont été officiellement lancées ce mardi 17 octobre 2017 à Ouagadougou. Il s’agit d’une nouvelle organisation de la société civile créée en juillet dernier dont l’objectif principal est de contribuer à la révolution numérique au Burkina Faso. Le CBEN se veut un centre de promotion de

Crise à l’UPC : Les députés de la majorité demandent la fin des violences à l’égard de leurs collègues

L'actualité politique nationale est marquée ces derniers temps par une crise au sein de l'Union pour le Progrès et le Changement (UPC) qui implique aussi bien le groupe parlementaire, les instances dirigeantes du parti que les militants de base.

Par voie de presse nous avons pris connaissance des causes de cette crise qui diffèrent selon les protagonistes. Le constat qui est évident c'est que treize (13) députés du groupe parlementaire UPC ont décidé de créer un nouveau groupe dénommé UPC-Renouveau Démocratique (UPC-RD).

La crise actuelle au sein de l'UPC interpelle les groupes parlementaires de la majorité présidentielle au regard de ses conséquences sur le climat social.

Sans prendre position, nous appelons les acteurs de la présente crise à éviter l'amalgame et les accusations sans fondement aucun tendant à voir des mains extérieures à ce qui apparait aux yeux de tous comme une affaire interne.

A vouloir trop agiter l'étendard du complot avec des sarabandes de déclarations, les tenants de cette posture risquent fort de passer largement à côté d'une sortie de crise idoine parce qu'ayant posé un diagnostic erroné.
Nous rappelons que l'Etat de droit exige le règlement de tout différend par voies légales et pacifiques. C'est pourquoi, nous nous insurgeons contre les pratiques rétrogrades d'intimidation, de menaces, de violences verbales et physiques qui n'honorent ni leurs auteurs ni la classe politique dans son ensemble.

Ces actes sont d'autant plus graves qu'ils sont dirigés contre des députés de la république qui jouissent d'une immunité parlementaire consacrée par la constitution à son article 95 qui stipule : « Aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé en raison des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ».

Ignorer cette disposition aujourd'hui, c'est ouvrir sans nul doute demain la voie à une récidive contre d'autres députés.

En tout état de cause, les groupes parlementaires de la majorité présidentielle réaffirment leur attachement solennel au respect des principes cardinaux de l'Etat de droit et singulièrement à la liberté de penser de tous les citoyens.

Nous condamnons par conséquent avec fermeté les actes de violence d'où qu'ils viennent.

Nous appelons à une cessation immédiate des violences à l'égard de nos collègues députés.

Aussi, nous invitons le gouvernement à prendre toutes les dispositions pour préserver l'intégrité physique des députés, assurer leur libre circulation sur le territoire national et sécuriser leurs biens conformément à la loi.

Fait à Ouagadougou, le 16 octobre 2017

Le Président du Groupe Parlementaire
Burkindlim Par Intérim
Député Bénéwendé Stanislas SANKARA

Le Président du Groupe Parlementaire
MPP Par Intérim
Député Kourouboundou Réné LOMPO

Fuite d’eau à Ouaga 2000, non loin du monument aux héros nationaux ce lundi 16 octobre 2017 : Baisses de pression voire coupures d’eau

L’ONEA informe ses abonnés de Ouaga 2000 et de la Patte d’Oie que suite à une fuite d’eau survenue sur son réseau de distribution d’eau potable, ce lundi 16 octobre 2017 vers 14h, à Ouaga 2000, non loin du monument aux héros nationaux, une baisse de pression allant jusqu’au manque d’eau sera constatée. Les équipes

17 octobre, Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté : Le message du ministre en charge du développement, Mme Rosine Coulibaly

Le 17 octobre 2017 marque le 25 ème anniversaire de la commémoration de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, instituée par la résolution 47/196 du 22 décembre 1992 des Nations Unies.

Cette année la communauté internationale nous invite à réfléchir sur le thème : « Répondre à l'appel du 17 octobre pour mettre fin à la pauvreté : un chemin vers des sociétés pacifiques et inclusives ».

Ce thème nous rappelle l'importance d'aider chaque citoyen à recouvrer sa dignité, de promouvoir la solidarité pour favoriser le vivre ensemble et d'offrir des passerelles pour une meilleure insertion de chaque composante de la société, surtout les personnes les plus défavorisées.
L'élimination de la pauvreté constitue l'un des défis majeurs de l'Agenda porté par les Objectifs de Développement Durable à l'horizon 2030 tout comme elle l'était pour les OMD. Le premier ODD : "Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde" est d'ailleurs dédié à cette problématique.

Au Burkina Faso, plus de quatre personnes sur dix vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté. Cette pauvreté reste caractérisée par de fortes disparités inter et intra régionales.

Fort de ce constat, et en application de l'engagement de Son Excellence Monsieur le Président du Faso à lutter contre la pauvreté et réduire les disparités inter et intra régionales, le Gouvernement a adopté le Plan national de développement économique et social (PNDES) dont la mise en œuvre permettra la baisse de l'incidence de la pauvreté pour qu'elle soit inférieure à 35% à l'horizon 2020.

A cet effet un certain nombre de résultats clés seront atteints comme par exemple :

- un doublement de la part de la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière dans le PIB et une hausse de la part du secteur secondaire dans le PIB de 20,1% à 22,4% ;
- la réalisation d'un taux de croissance économique annuel moyen de 7,7% ;
- la création d'au moins 50 000 emplois décents par an ;
-la réalisation de la vision zéro corvée d'eau ;
- etc…..

Par ailleurs, le Programme d'Appui au Développement des Economies Locales (PADEL), lancé en novembre 2016 à Dori par Son Excellence Monsieur le Président du Faso, se positionne comme un des programmes majeurs de la lutte contre les inégalités et l'exclusion induisant l'amélioration du bien-être social.

La mise en œuvre du PADEL, qui couvrira toutes les treize régions du Burkina Faso sur la période 2017-2020, permettra de bâtir des économies locales dynamiques, prospères et inclusives au Burkina Faso.
Je réitère la gratitude du gouvernement à l'endroit des partenaires dont l'action participe considérablement à la promotion d'un développement humain durable.
Je rends également hommage à tous ces acteurs, des anonymes aux plus connus, qui œuvrent à travers de nombreuses interventions, à offrir de meilleures conditions de vie aux personnes démunies.

Cette Journée internationale de l'élimination de la pauvreté est pour tous, l'occasion de réaffirmer notre détermination à combattre et éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes.

Nos rêves ne pourront changer la face du monde que, si et seulement si, ils sont accompagnés d'actions.

Pour une élimination de la pauvreté, engageons-nous !

Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI
Officier de l'Ordre National